Thursday, October 15, 2009

Another day in the fog / Une autre journée dans la brume

Wednesday, October 14


Today, I started filming what’s happening in the other scientific teams. There are many teams on board, working 24h, so if I want to film a bit of everything during the day, I have to get started. I filmed the mooring recovery, which contains some instruments. I filmed with the rain cover because it was very foggy. The lens needs to be wipe out very often with the condensation. Not that easy! I transferred the tape to the laptop and started already the editing process. At least the rough cuts will be done.

We’re now near Sachs Harbour, south of Banks Island. I don’t think my SPOT is working to give my position on a map. I heard a lot about this place while in Inuvik and now I’m so close to it without being able to stop. The Western Arctic is very big (965,000 km2) and yet so small with 7,500 people. I can feel that I’m here, but looking at the horizon, I could be on any ocean, Pacific or Atlantic. We’re not in the ice anymore and we can’t see the coast. We are not on a touristic trip, so it’s normal that the beauties of the Arctic are not just around the corner. We’re slowly entering the Northwest Passage, so I’m sure the landscape will change soon.


The book about the Karluk expedition (1913) is so good, it’s hard to stop reading it. It’s really something to read a true story, from their journals, from what they felt and saw, less than a hundred years ago in the Arctic. This race for exploration and discovery was very strong, but I would call it more of a re-discovery. People were living here already for a long time.

“For the moment, the Karluk was safe. Locked fast in the ice, at the mercy of the Arctic drift, she had survived these four perilous months. But the end was clearly upon them.“ “I hope that the new year of 1914 will bring us better luck than the last one did.” wrote Mamen on December 31, 1913. “ …but I have chosen this life myself and will have to be content with it.”
=============================================================

Mercredi, 14 octobre

Aujourd’hui, j’ai commence à filmer ce qui se passe comme activités scientifiques autour de nous. Il y a beaucoup d’équipes a bord qui roulent pratiquement 24h sur 24 alors si je veux filmer un peu tout de jour, je dois débuter. J’ai filmé la récupération d’un mouillage (qui contient des instruments). J’ai mis le petit imperméable pour la camera vidéo et avec la brume, la lentille fait un peu de condensation et a besoin d’être essuyée régulièrement. Pas si facile! J’ai commencé le transfert vers le portable et le montage des vidéos. Au moins, la sélection des meilleures scènes sera faite.

On est maintenant au sud de Banks Island, près de la petite communauté Sachs Harbour. J’en ai entendu parler de cet endroit lorsque j’étais à Inuvik! Et maintenant, je suis si près sans pouvoir m’y arrêter. L’Arctique de l’ouest est si vaste avec ses 965 000 km2, mais si petit en même temps avec sa population de 7 500 personnes. J’ai l’impression que j’y suis, mais je pourrais être sur n’importe quel océan en ce moment… ok peut-être pas la Mer des caraïbes, mais on ne peut pas déterminer à la vue de l’horizon si nous sommes dans le Pacifique ou l’Atlantique. Nous ne sommes plus dans les glaces et on ne voit pas la cote non plus. Ca viendra un peu plus loin… On entre tranquillement dans le passage du Nord-ouest. On n’est pas sur un voyage touristique, c’est normal que les beautés du nord se fassent attendre un peu!


Mon livre sur l’expédition du Karluk en 1913 est de plus en plus difficile à déposer. C’est quelque chose que de lire une histoire vraie, décrite par les gens qui l’ont vécu et par leurs extraits de journal. Ca s’est passe il y a moins de 100 ans dans l’Arctique. La course à la « découverte » et l’exploration, ce que je décrirais plutôt de « redécouverte », car des gens habitaient déjà ici depuis des lunes.


“Pour l’instant, le Karluk était en sécurité. Coincé dans la glace, à la merci du courant de l’Arctique, leur navire avait survécu ces quatre mois périlleux. Mais la fin était clairement proche. » « J’espère que la nouvelle année 1914 va nous apporter plus de chance que cette année qui se termine », écrivait Mamen le 31 décembre 1913. «… Mais j’ai choisi cette vie et je devrai m’en satisfaire. »

No comments:

Post a Comment